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Par Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
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Bibliographie

Actualité économique du mois

Lexique économique

 

UIAD 2009

 

Bibliographie

 

- Adda Jacques. La mondialisation de l'économie. Paris : La Découverte, 1996, 2 tomes (128 p)

- Aglietta Michel et Rebérioux Antoine. Dérives du capitalisme financier Paris: Albin Michel

- Aglietta Michel. La crise. Pourquoi on en est arrivé /à ? Comment en sortir ? Paris : Michalon,

2008, 125 p.

- Albertini Jean-Marie. mondialisation et Cor,zprendre la crise, in Adobe Rèader, dossier U1AD - Albertini Jean-Marie et Silem Ahmed. Comprendre les théories économiques. Paris : Editions du Seuil, 2001 (3e édition), 643 p.

- Alternatives Économiques

- Artus Patrick et Virard Marie-Paule. Le capitalisme est en train de l'auto-détruire. Paris : La Découverte, 2005.

- Artus Patrick et Virard Marie-Paule. Globalisation, le pire est à venir Paris : La Découverte, 2008

Attali Jacques. La crise et après. Paris : Fayard, 2008, 212 p.

Babeau André. Richesses du monde. Paris: Economica, 2009, 455 p.

Badie Bertrand et Tolotti Sandrine. L'état du monde (annuel). Paris: La découverte, 430 p. Berle Jr Adolf A and Means Gardner C. The modern Corporation and Private Properry. New York: MacMillan, 1934.

- Bouleau Nicolas. Mathématiques et risques financiers. Paris: Odile Jacob, 2009, 256 p.

- Bourguinat Henri. L'éconoinie mondiale à découvert. Paris: Calmann-Levy, 1985, 270 p. - Bourguinat Henri. L'arrogance de lafinance. Paris : La Découverte, 2009. - Braudel Fernand. La dynamique du capitalisme. Paris: Arthaud, 1985, 121 p. - Braudel Fernand. Civilisation matérielle, économie et capitalisme. Paris : A. Colin

- Brender Anton. Hiérarchie des devises, in Encyclopédie Econoinique. Paris: Economica, 2188

p, tome 2, pp. 1959-1977.

- Calame Pierre. Essai sur l'oeconomie, Ed. Charles Mayer, 2009.

- Castel Robert. La montée des incertitudes. Paris : Editions du Seuil, 2009

- Chavagneux Christian. Les paradis fiscaux. Paris : La Découverte.

- Cohen Daniel. La prospérité du vice. Une introduction (inquiète) à l'économie. Paris : Albin

Michel, 284 p.

- Comte-Sponville André. Le capitalisme est-il moral ? Paris : Albin Michel, 2008 - Crésus. Confessions d'un banquier pourri. Fayard, 2009, 234 p.

- Dockès Pierre et Lorenzi Jean-Hervé. Fin de monde ou sortie de crise. Paris : Editions Perrin, 2009, 334 p.

- Filippi Charles-Henri. L'argent sans maître. Paris : Descartes & Cie, 2009, 95 p.

- Finchelstein Gilles, Pigasse Mathieu. Le monde d'après: une crise sans précédent. Paris : Plon, 2009, 230 p.

- Galbraith John Kenneth. L'ère de l'opulence. Paris: Calmann-Lévy, 1961

- Galbraith John Kenneth. La crise économique de 1929 : anatomie d'une catastrophe financière. Paris : Payot, 1961.

- Giraud Gaël et renouard Cécile (sous la direction de). 20 propositions pour réformer le capitalisme. Paris : Flammarion, 3 84 p.

- Giraud Pierre-Noël. Son livre sur l'inégalité croissante des revenus

- Guénaire Michel. Il faut terminer la révolution libérale. Paris: Seuil, 200 p. - Husson Edouard et Palma. Norman. Le capitalisme malade de sa monnaie (?)

- Jobert Bruno (sous la direction de). Le tournant iiéo-libéral en Europe. Paris : L'Harmattan,

1994,328.

1

 - Jorion Paul. La crise : des subprimes au séisme fraancier planétaire. Paris : Fayard, 2008, 343 p.

- Kempf Hervé. Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Paris : Seuil, 2008 (?), 152 p.

- Keynes John Maynard. Sur la monnaie et l'économie. Paris : Petite Bibliothèque Payot, 186 p.

- Kindleberger Charles. Histoire financière de l'Europe occidentale. Paris : Economica, 1990, 708

P•

- Krugmann Paul. L Amérique que nous voulons. Paris : Flammarion, 2008 Le Héron. Les banques centrales doivent-elles être indépendantes ?

- Lelart Michel. Le système monétaire international. Paris : La Découverte, 1991, 128 p. Lenain Patrick. Le FMI. Paris : La Découverte, 1993, 128 p.

- Lesourne Jacques. Les crises et le XXIe siècle. Paris : odile Jacob, 2009, 346 p.

Maddison Angus. L'économie mondiale. Une perspective millénaire. Paris : OCRE, 2001, 400 p.

- Passet René. L'illusion néo-libérale. Paris : Fayard, 2000, 287 p.

- Pastré Olivier et Sylvestre Jean-Mare. Le roman vrai de la crise financière. Paris : Perrin, 2008 - Peugny Camille. Le dépassement. Paris : Grasset, 174 p.

- Pigasse Mathieu & Finchelstein Gilles. Le Monde d'Agrès, une crise sans précédent. Paris Plon, 2009.

Piriau Jean-Paul. Lexique de sciences économiques et sociales. Paris : La Découverte, 1996, 128 P.

- Plihon Dominique. Les taua de change. Paris : La Découverte, 1991, 128 p.

- Polanyi Karl. La grande transformation. Paris : GalliZnard, 1983 (édition originale en 1944). - Quatrepoint Jean-Michel. La dernière bulle. Paris : Mille et une nuits, 2009. - Rainelli Michel. Le GATT Paris : La Découverte, 1993, 128 p.

- Saint-Etienne Christian. La Fin de l'euro. Paris : Bourin, 2009, 152 p.

- Shonfield Andrew. Le capitalisme d'aujourd'hui. L'État et l'entreprise. Préface de Pierre Massé. Paris ; Gallimard, 1967, 494 p.

- Smith Adam. Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Paris ; Galliznard, 1976, 442 p.

- Sternberg Fritz. Le conflit du siècle. Capitalisme et socialisme à l'épreuve de l'histoire. Paris Éditions du Seuil, 1956, 670 p.

Stiglitz Joseph. La grande désillusion, 2002

Stiglitz Joseph. Quand le capitalisme perd la tête. Paris : Fayard, 2003, 416 p. - Touati Marc. Krach, boom... et demain ? Paris : Ed. Dunod, 216 p.

Tremoulinas Alexis. Comprendre la crise. Rasny : Breal, 2009, 125 p. - Voile Michel. Prédation et prédateurs (?)

- Wallerstein Immanuel. Comprendre le monde. Introduction à l'analyse des systèmes-monde. Paris : La Découverte, 2006.

- Yunus Muhammad. Vers un nouveau capitalisme. Paris : Jean-Claude Lattès, 280 p.

 

 

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Actualité économique du mois

Lexique économique

 

Actualité économique du mois de décembre 2009

 

Fin octobre, la note d'actualité avait été consacrée à la baisse du dollar et au débat entre ceux qui y

voyaient une tendance longue et ceux qui la jugeaient conjoncturelle. Fin décembre, ce sont ces

derniers qui paraissent dans le vrai, pour des raisons qui ne sont cependant pas encore très claires. De 1,51 $ pour 1€, le dollar s'est consolidé à 1,43 depuis mi-décembre. Certains pronostiquent 1,30 fin 2010, puis 1,10, voire 1,05 ensuite. A première vue, cette nouvelle séduction semble s'appuyer sur l'anticipation d'une reprise économique plus rapide aux États-Unis qu'en Europe. Elle reflette peut-être aussi l'éloignement d'une montée en puissance de l'euro face aux tensions entre les États-Unis et la Chine, les premiers reprochant à la seconde de sous-évaluer le yuan pour accroître ses exportations, d'où la contestation (en parole) du dollar par la Chine. Mais la consolidation du dollar exprime peut-être aussi la méfiance qu'inspire le creusement des déficits publics européens.

Alors que la création de l'euro reposait sur l'engagement de leur maîtrise, les déficits publics se creusent dans tous les pays, notamment dans les 4 PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne ou Spain). Les élections législatives grecques ont révélé que le déficit public cumulé atteignait 120% du PIB (contre 60% maximum autorisé). Conséquences, la forte baisse des valeurs de ce pays et le risque de ne plus trouver de prêteurs, sauf à des taux exorbitants {l'emprunt d'État à 10 ans est déjà passé de 4,4% en septembre à 5,6% en décembre). L'Union Européenne a fait savoir qu'elle ne laisserait pas tomber la Grèce, laquelle espère se sortir de son mauvais pas avec l'aide du FMI et un plan drastique d'économies budgétaires réduisant le déficit budgétaire de 12,7% du PIB en 2010 à 08,7 % en 2012 {impât de yv% sur les primes des banquiers, lutte contre la fraude fiscale, coupe de 10% des dépenses sociales, gel du traitement des fonctionnaires au dessus de 2 000 C/mois, gel de tout recrutement dans la fonction publique, privatisations...). L'urgence pour la Grèce est le maintien de sa note de crédit à BBB+ afin de refinancer sa dette à des taux qui ne la coupent pas du reste de l'Union Européenne {l'écart se creuse déjà avec l'Allemagne sur les obligations d'État à 10 ans).

Endettés, les États font appel aux Banques centrales qui les aident en maintenant des taux d'intérêt proches de zéro. Aux États-Unis, la Fed qui est beaucoup plus libre que la BCE, va même plus loin en rachetant directement les bons du Trésor et d'autres titres d'emprunt, ce qui a fait passer en quelques mois son bilan de 1 000 à 2 000 G$. Cette politique continue à gonfler le volume des liquidités mondiales qui va sauter de 3 700 G$ en 2002 à presque 11 000 en 2010. Conséquence, le risque de nouvelles bulles spéculatives entretenu par la multiplication des dark pools : il s'agit de marchés spécialisés dans l'échange confidentiel d'actions à coté de celui officiel des bourses de valeur. Grâce à la rapidité des plateformes électroniques, ils permettent toute manipulation des cours, un investisseur vendant sur le marché officiel pour faire chuter le prix d'une action qu'il rachète immédiatement sur les marchés dark. Ces derniers ne représentent encore que 10% des transactions, mais leur croissance pourrait être rapide en Europe, suite à la directive Marchés d'Instruments Financiers (MIF) qui a mis fin au monopole des opérateurs historiques tels que le London Stock Exchange ou l'Euronex.

Les États réussiront-ils à maîtriser ces nouveaux risques financiers ? Aux Etats-Unis, où les dark pcjols sont nés au cours des années 1990, la Securities and Exchange Commission (SEC) a mis en place une centrale chargée d'introduire un minimum de transparence. En Europe, Michel Barnier va devoir réviser la MIE Au Royaume-Uni, dont l'économie souffre plus que toute autre des excès de la finance, Gordon Brown se propose d'instaurer une taxe anti-bonus. En France, Mme Lagarde qui en avait rejeté le principe semble désormais s'y rallier afin que les banques conservent davantage de liquidités pour renforcer leurs fonds propres. De l'avis d'un banquier, cette taxe sera cependant indolore car elle se substituera au prélèvement prévu pour le financement de l'extension des fonds de garantie des dépôts des épargnants.

 

Actualité économique de la 1ère quinzaine d'octobre 2009

 

Parmi les sujets qui ont fait l'actualité économique de la quinzaine écoulée, le plus important nous semble avoir été la poursuite de la glissade du dollar et ses conséquences sur la reprise économique des deux côtés de l'Atlantique.

- A 149 $ pour 1 € ou 0,6715 € pour 1 $ le 14 octobre 2009, le taux de change entre les deux monnaies a presque touché son étiage.

- Cette faiblesse du dollar est très cohérente avec les deux autres instruments utilisés pour assurer la relance aux États-Unis : un déficit budgétaire creusé par des mesures fiscales et de très bas taux d'intérêt (depuis presque un an, le taux au jour le jour de la Réserve Fédérale - la Fed - est compris entre 0 et 0,25%).

- Selon certaines estimations, la faiblesse du dollar a fait gagner 0,4% de croissance du PIB en 2008, au lieu d'une baisse de 0,8% à taux de changé inchangé, ce moyennant une hausse des exportations de 5,4% et une baisse des importations de 3,2%. Tout laisse à penser que ce dynamisme des exportations étasuniennes va se poursuivre en 2009 alors que les échanges internationaux reculent.

- Cette vigueur des exportations nuit au commerce international de la zone Euro, notamment de l'Allemagne dont la croissance économique dépend fortement de ses débouchés extérieurs. La faiblesse du dollar pourrait coûter un point de PIB à l'Europe en 2009.

- Il reste à replacer cette baisse du dollar dans une évolution à plus long terme. Pour certains (J.P

Fitoussi, directeur de l'(lF(`E), elle est purement vvn wnî.türelle : 'la politique de la Fed marche

bien parce qu'elle correspond aux souhaits des détenteurs de capitaux qui, après avoir cherché un havre de sécurité dans le dollar au plus fort de la crise, revendent leurs bons du Trésor américain au profit de places plus rémunératrices.

- Pour d'autres (Larry Summers, conseiller de Barak Obama), la baisse du dollar exprime un vrai changement d'orientation, à savoir le basculement d'une croissance tirée par la consommation intérieure vers une croissance tirée vers les exportations, mais, si tel est bien le cas, la question du dollar monnaie de réserve internationale se posera avec plus d'acuité que jamais, notamment dans les pays (Chine, Japon, Corée...) qui ne semblent pas décidés à laisser leurs devises s'apprécier pour mieux financer l'importation de produits américains.

- Ils n'ont, malheureusement pour eux, guère de choix. L'Euro (25% des réserves mondiales) n'est toujours pas un challenger sérieux pour le dollar (65%). Le Yen a laissé passer son heure. L'or n'est plus d'actualité. Le Yuan ne serait séduisant que si la Chine supprimait son contrôle des changes, développait ses marchés financiers et se dotait d'une banque centrale indépendante du pouvoir politique, ce qui n'est pas pour demain !

 

L'autre sujet à la une des journaux a été l'excellente santé des banques qui, il y a un an, étaient au bord du dépôt de bilan. « Exubérance retrouvée » à Wall Street où les grands établissements affichent 437 G$ de profit et le versement de 140 G$ de rémunérations à leurs employés. Celles de la seule Bank of Ainerica (30 G$) équivaut à 6 fois le budget du programme alimentaire mondial au moment où la FAO (Food and Agriculture Organization) annonce que plus d'1 milliard de personnes souffrent de la faim. Pour retrouver leur liberté de rémunération, toutes les banques tant aux États­Unis qu'en Europe s'empressent de rembourser les prêts reçus de leurs gouvernements, quitte à reprendre leurs vieilles habitudes de spéculer sur des produits risqués et à court terme. Du coup, Gordon Brown a proposé une nouvelle taxe sur les profits bancaires, ce à quoi Mme Lagarde s' oppose en France pour ne pas nuire à la compétitivité des établissements français et à l'ambition de faire de Paris une grande place financière, capable de concurrencer la City









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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 13:55

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Lexique économique


UIAD 2009/Economie


Terminologie et sigles du chapitre 1

 

 

AAA : dans la grille des agences de notation, qualifie un actif d'excellente qualité, devant AA, A, BBB, BB, B, CCC..jusqu'à D, les derniers étant qualifiés de residuals

- ABS (Asset Backed Securities) : terme générique recouvrant de nombreux titres émis dans le cadre d'une titrisation (voir ce terme) dont les RMBS (Residential Mortgage Backed Securities) adossés à des crédits hypothécaires de particuliers

Agences de notation : elles sont au nombre de trois, Standard and Poor's et Moody's (États­Unis) ; Fitch, propriété du Français Marc Ladreit de Lacharrière

- AMF (Autorité des marchés financiers) : organisme public indépendant en France ayant pour mission de veiller à la protection de l'épargne investie dans des instruments financiers ;1'AMF est issue d'une fusion entre la Commission des opérations de bourse (COB), le Conseil des marchés financiers (CMF) et le Conseil de discipline et de gestion financière (CDGF) BCE (Banque Centrale Européenne) : depuis son siège de Francfort, s'est substituée aux banques centrales des pays ayant adopté l'euro ; elle émet donc cette monnaie et définit la politique monétaire de la zone, notamment à travers la fixation du taux directeur d'intérêt

- Bourse de valeurs ou marchés financiers : lieu d'échange de produits financiers tels qu'actions, obligations, options, warrants ; on y distingue un marché primaire réservé aux émissions de titres et un marché secondaire où s'échangent des titres déjà émis

- BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) : 4 principales économies émergentes au début du XXIe siècle

- Broker (courtier) : intermédiaire entre parties contractantes (ici en vue d'un prêt immobilier) ; à ne pas confondre avec un trader (négociant) qui achète pour revendre (des biens ou des titres)

- CDO (collaterazised debt obligation) : titre émis dans le cadre de la titrisation sous la forme d'un reconditionnement de 100 à 200 tranches d'ABS (voir ce terme)

- CDS (crédit default swap) : produit dérivé garantissant à l'acheteur du swap que le vendeur le . remboursera en cas de défaillance d'un tiers, ce en contrepartie d'une prime dont le montant est fonction du risque de perte tel que perçu

CFTC (Commodity Futures Trading Commission) : institution étasunienne qui supervise, entre autres, le CBOT (Chicago Board of Trade) chef de file sur l'ensemble des prix agricoles de la planète à l'exception du riz coté à Bangkok

- CBR (corporate bond rate) : taux d'intérêt rémunérant les emprunts à long terme des entreprises

- Credit crunch : raréfaction brutale du crédit offert aux particuliers ou aux entreprises

- Euronext : groupe boursier issu de la fusion entre 2000 et 2007 des places de Paris, Amsterdam, Bruxelles Lisbonne, lequel a encore fusionné avec le New York Stock Exchange pour devenir le NYSE Euronext en 2007 ; la valeur des titres échangés sur ce marché financier est suivie par des indices comme le CAC 40, le CAC mid 100 ou le SBF 120 (voir indices boursiers) FED (Federal Reserve Bank) : banque centrale des Etats-Unis

- Fannie Mae (Federal Home Mortgage Association) et Freddie Mac (Federal Home Mortgage Corporation) : organismes chargés du refinancement des organismes assurant les prêts immobiliers aux Etats-Unis

- FHA (Federal Housing Administration) : chargée aux États-Unis de subventionner les emprunteurs à risque (jeunes, minorités ethniques, immigrants de fraîche date) en leur apportant la part manquante aux 20% d'apport personnel exigés par la loi

- GSE (Government-Sponsored Entities) : désigne aux Etats-Unis les agences telles que Fannie Mae et Freddie Mac, de statut privé mais sous contrôle des pouvoirs publics - Hedge Funds ( fonds spéculatif ) : en anglais to hedge = se protéger ! Entre dans la catégorie plus générale des fonds d'investissement

- IASB (International Accounting Standard Board) : organisme basé à Londres, indépendant de toute autorité publique, a imposé ses règles comptables basées sur la faix value, c.à.d. la valeur du marché, dont la valeur boursière, même lorsque cette dernière est très éloignée de la valeur réelle d'un actif ; ces règles sont connues sous la dénomination de normes IFRS

- IFRS (International Financial Reporting Standard) : normes comptables inspirées des normes étasuniennes, adoptées par la plupart des pays d'Europe

- Indices boursiers : instruments de mesure de la valeur des titres échangés sur un marché financier : le CAC 40 ou le CAC mid 100 sur le NYSE Euronext ; le Nasdaq (valeurs technologiques de la bourse new-yorkaise de même nom) ou le Dow Jones Industrial Average utilisé sur les 3 marchés de New York (outre le NY Stock Exchange et le Nasdaq, l'American Stock Exchange) ; le Nikkei, sur la bourse de Tokyo...

- Interest only (intérêt seulement) : désigne des prêts dont le remboursement du capital (principal) est différé

- LBO (Leveraged Buy Out).: opérations de rachat d'une société avec effet de levier, c.à.d. à l'aide d'emprunts bancaires à un taux inférieur à celui du taux de rentabilité attendu de l'acquisition

- Mortgage : en anglais = hypothèque

- New Deal (littéralement nouvelle donne) : nom donné à la politique économique de Franklin D. Roosevelt en 1933 pour mettre fin à la crise de 1929 par une relance de la consommation et des investissements financée sur fonds public, soit une rupture avec le libéralisme économique des États-Unis et une anticipation de l'analyse keynésienne

- NINJA (No Income, No Job, No asset) : terme méprisant qui désigne aux Etats-Unis les

personnes à qui ont été consentis des prêts qu'elles n'avaient aucun moyen de rembourser - OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) : voir la fiche

« quelques points de repère »

- PIB (Produit Intérieur Brut) : valeur représentant l'activité d'une économie nationale ; il est calculé à partir des valeurs ajoutées aux divers stades de production, des revenus distribués ou des dépenses permises par ces revenus (consommation, formation de capital et exportation) ; sur les évaluations en monnaie à valeur constante ou en ppa, voir la fiche « quelques points de repère »

- Politique budgétaire : utilisation du budget de l'État pour doper ou freiner l'activité économique par une augmentation ou une contraction des dépenses

- Politique monétaire : ensemble des moyens mis en ceuvre pour agir sur la masse monétaire dans le but de stabiliser la valeur de la monnaie interne (anti-inflation), externe (change) et, à travers la qualité de la monnaie (bien collectif), de défendre l'activité économique

- Redlining (border de rouge) : pratique de certaines banques et agences immobilières aux États­Unis ; elle consistait à refuser des prêts aux habitants des quartiers qu'elles avaient entourés de rouge sur le plan urbain

- SEC (Securities and Exchange Commission) : équivalent aux États-Unis de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France (voir ce terne)

- Subprime (littéralement sous-première qualité) : qualification des prêts immobiliers attribués à des NINJA

- Teaser rate (de to tease : exciter) : taux d'intérêt très bas (de l'ordre de 1 %) destinés à séduire les emprunteurs avant l'application de taux variables très élevés (10% et beaucoup plus)

- Titrisation : technique financière, née aux Etats-Unis dans les années 1980, consistant à transformer des créances non négociables (prêts immobiliers ou à la consommation) en titres négociables sur le marché des capitaux, titres dont la rémunération est proportionnelle au risque (voir ABS)

Par Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
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